Mardi 1 mai 2007
C'est ce que font craindre les réactions, disproportionnées, de Nicolas
Sarkozy au projet de débat Royal / Bayrou. Le candidat de l'UMP ne supporte
manifestement pas que les choses lui échappent. Il trépigne à l'idée d'être
tenu à l'écart. Pour lui, la question n'est jamais celle du pourquoi mais du
comment. Il agit, il réagit, il tempête. Jamais il ne tempère. Il veut
empêcher car jamais il n'encourage ...

Ségolène a fait preuve dans cette affaire, c'est vrai, d'un goût du risque,
d'un esprit de mouvement que j'ai déjà salué et qui illustre, plus que
n'importe quel discours, sa liberté. Mais plus encore sa volonté sincère, en
faisant bouger les lignes, de rénover notre démocratie ! En comparaison, et
n'en déplaise à mon honorable correspondante, la vision de Nicolas Sarkozy,
fondée sur le rapport de force, le pilonnage à partir des positions
acquises, semble incroyablement vieillotte, traditionnelle, pour tout dire
décalée, dépassée.

Que le candidat de l'UMP veuille le pouvoir, chacun l'aura compris. Qu'il
veuille tout le pouvoir, sans compromis ni limite ; qu'il veuille même entre
ces deux tours occuper à lui seul déjà tout l'espace, chacun en revanche
s'en inquiète. Chez lui, à la différence de Ségolène, nul projet de
république nouvelle ... Le rééquilibrage des institutions ? Le renforcement
du Parlement ? L'affirmation de nouveaux contre pouvoirs ? Non pas un «
nouveau rêve », mais un cauchemar ! La participation des citoyens ne fait
pas partie de son horizon et encore moins de sa méthode. Je continue à
penser, et à écrire, qu'il témoigne ainsi d'une conception de la société qui
n'est ni moderne, ni d'avenir. A l'inverse, je pense que la politique est un
débat plus qu'un combat ; l'économie un projet plus qu'une compétition ; la
société moins un ordre à défendre qu'une solidarité à construire.

Valérie Pecresse se plaint du flou du programme de Ségolène. Cent
propositions ne lui suffisent pas ! Paradoxalement, à Ségolène non plus !
Puisqu'elle se place résolument, jour après jour, dans une perspective de
mouvement, de changement profond, dont son élection sera l'amorce et
peut-être même par son impact, devrais-je dire, le détonateur.

Alors que plus des deux tiers des électeurs sont restés insensibles à son
message, Nicolas Sarkozy s'accroche à la frontière qu'il a tracée. Il n'a
pas conscience de s'y être enfermé. Loin de rassembler, il veut tirer à lui
derrière cette ligne, comme il l'a fait avec une partie des électeurs de
l'extrême droite, celles et ceux qui sont restés rétifs à sa démarche. Loin
d'ouvrir, il veut refermer. Et loin de convaincre les élus UDF, il veut les
contraindre. Les pressions qu'il exerce, s'appuyant sur son très « riche »
réseau d'amis, pour empêcher un débat qui le gène confine ainsi à la
caricature ...

Valérie Pecresse feint d'ignorer tout cela. Elle se plie ainsi aux exigences
d'un comportement politique qui ne laisse à sa génération que le choix entre
se soumettre et se démettre. Mais n'y a-t-il pas mieux que la lutte des
places, la rivalité pour Matignon, l'espérance d'un maroquin ... N'y a-t-il
pas mieux à espérer des idées, des projets, de notre démocratie ... ?

J'achevais ce week-end, une fois les bureaux de vote fermés, les écrans
éteints, le prodigieux roman de Cormac Mc Carthy, portrait brutal d'une
Amérique livrée à la violence et au chaos, témoignage sans concession de ce
que produit une société où la compétition sauvage aurait supprimé tous les
repères : « Ce pays n'est pas pour le vieil homme ». Et je me disais
refermant cet ouvrage et relisant son titre : « Ce pays n'est pas pour
Sarkozy ? » ...
par Gaetan GORCE publié dans : nouvelle-voix-89
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Mardi 17 avril 2007

Les déclarations de Michel Rocard sont venues jeter un peu plus de confusion dans un débat qui nen manquait pas. Sil sagit daffirmer que Ségolène Royal ne pourra lemporter quà la tête dun large rassemblement de second tour, cest enfoncer une porte ouverte. Mais après tout, en politique, la pédagogie consiste aussi à montrer, comme disait lautre, que les portes sont ouvertes ou fermées. En clair, une frange importante des Français nest pas prête à accepter la dérive organisée par le candidat de lUMP et peut se retrouver dans une politique courageuse de réforme économique et sociale. Sil sagit en revanche de penser que François Bayrou pourrait constituer laxe autour duquel ce rassemblement pourrait sopérer lerreur, alors, est double : tactique puisque ces déclarations surviennent au moment où la priorité, au contraire, doit être donnée à la fixation des votes pour le 1er tour ; politique ensuite, puisquun tel rassemblement nest concevable quautour dun projet, ce dont François Bayrou, chacun la bien vu à ses errements dans cette campagne, est totalement dépourvu.

 

Comment ne pas y voir dailleurs aussi une facilité : faute dêtre capable de se réformer, le Parti socialiste irait concéder une partie de lesprit de réforme à un éventuel partenaire centriste, avalisant un nouveau partage des rôles dont Nouvelle Voix a déjà eu loccasion de dire tout le mal quil fallait en penser. Se résigner à une telle option reviendrait à penser que le Parti socialiste serait définitivement incapable de changer.

 

La victoire pour la Gauche et sa candidate est bien au bout dun défi : après lavoir amorcés, réussir la rénovation, le changement du logiciel socialiste en lassociant désormais étroitement léconomique et le social, en préparant ce pays à relever les défis de la mondialisation sans rien céder sur ses valeurs de solidarité et de justice. Cest en quelque sort un « socialisme des individus » quil nous faut inventer qui réconcilie la liberté et légalité autour de la valeur de dignité de la personne humaine. Une telle approche, qui justifie lémergence de contre pouvoir, pour garantir par exemple la diversité culturelle, le pluralisme de linformation, etc. ; qui permet de refonder les protections sociales sur les réalités nouvelles du travail et de la société, peut et doit constituer la base sur laquelle pourra sopérer une vraie recomposition politique qui doit dabord être « intellectuelle et morale ».

 

par Gaetan GORCE publié dans : nouvelle-voix-89
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Mercredi 4 avril 2007

Il est dusage de considérer que sagissant de la sécurité de notre pays, les bases dun consensus existent.

 

Ne faudrait-il pas plutôt commencer par sinterroger sur les conditions de notre sécurité et vérifier ensuite si celles-ci font consensus ?

 

Le contexte international dans lequel ont été conçus les fondamentaux de notre politique étrangère a, en 20 ans, complètement changé.

 

La France sétait, dans la logique des blocs, forgée la place de lami fidèle mais exigeant, libre dans ses analyses, son expression comme parfois dans ses actes. Cette autonomie sappuyait sur le statut de membre permanent du Conseil de sécurité, le bénéfice dune zone dinfluence, la possession de larme nucléaire et une réelle richesse économique.

 

Leffondrement du Mur de Berlin, la mondialisation de léconomie, lémergence de nouvelles puissances ont bouleversé la donne et paradoxalement mis en doute les arguments selon lesquels le changement de lordre du monde pourrait nous être plus favorable.

 

Laffaiblissement (relatif) de « lhyperpuissance » américaine, dont témoigne la crise irakienne, na pas eu pour effet, comme par compensation, daccentuer linfluence de lEurope : non seulement notre opposition à la guerre na pas empêché les Etats-Unis dy recourir, mais nous en subissons directement, et à notre corps défendant, les conséquences néfastes (menace terroriste, déstabilisation de nos intérêts au Proche-Orient).

 

La multipolarisation qui samorce par ailleurs fait planer la menace dun «oligopole» mondial ou dun condominium doù lEurope serait exclue, et par lequel les principales « puissances - continent » sefforceraient de gérer les équilibres du monde.

 

Il est donc urgent pour la France comme pour lEurope de modifier leur vision des choses, définir leurs intérêts vitaux et organiser leur diplomatie, comme leur effort de défense, en fonction de ceux-ci.

 

Lun des enjeux, et non des moindres, est, dans ce cadre, de rénover le système international (à commencer par lONU), dont le statu quo, de plus en plus contesté, nest plus tenable à moyen terme.

 

Ces questions sont celles que Nouvelle Voix na pas hésité à aborder lors de sa dernière réunion mensuelle dont le compte rendu vous sera rapidement adressé.

 

Certes, la Gauche comme lEurope en général ne sont guère à laise avec la notion de « puissance ». Il faut pourtant quelles se la réapproprient sauf à laisser les autres en assurer lexercice.

 

par Gaetan GORCE publié dans : nouvelle-voix-89
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Mercredi 4 avril 2007

Un cri persan

Eloigné pour un temps des machines de la communication moderne, mon ami
Gaëtan Gorce m’a demandé de le suppléer pour cette fois, ce que j’ai accepté
de fort bon gré. Suivre pour quelques jours une campagne élyséenne au pays
de Descartes me semblait une faveur inespérée. J’abandonnais sur l’heure les
plaisirs de la lecture et la quiétude de ma petite nation pour me plonger
dans votre politique avec ravissement. Je fus bien puni de cette légèreté.

Bercé par les roulis de mon voyage sur rail, je trouvais à Paris une gare en
tumulte, livrée aux vandales du Nord. A cette nouvelle, j’eus le sentiment
que la douce France de la chanson était désormais en proie aux tristes
violences d’un monde sans règle.

Ouvrant la télévision pour y trouver quelque réconfort, j’approuvais les
déclarations du candide de l’UMP, indiquant avec force mimiques, destinées
je suppose à faire partager son ire par les malentendants, que cela «
n’avait que trop duré ». Mais c’était aussitôt pour apprendre qu’il venait
tout juste de quitter le Conseil du Prince et que les années qu’il
stigmatisait ainsi étaient justement celles qu’il avait passées comme
ministre de la Police. Me revenait alors à l’esprit cette lettre que Usbek
m’avait adressée de Venise : « la bonne foi est l’âme d’un grand ministère »
y écrivait-il avec sagesse. Ma surprise devait heureusement un peu s’apaiser
lorsque le même candide m’expliqua, toujours dans l’étrange lucarne, avec
une louable pédagogie, les enjeux du débat présidentiel. Monsieur Sarkozy,
puisque c’est lui dont il s’agit, et qui porte avec aisance le prénom de
grands tsars, me donnait enfin l’explication de ce qui séparait les deux
camps en présence.

D’un côté, disait-il, et j’en fus rassuré, le candidat des honnêtes gens.
Son programme ainsi défini, mon soutien lui fut, comme il est de bon sens,
aussitôt acquis ! De l’autre, se plaignait-il, et mon indignation fut à son
comble, des candidats, Ségolène et François, n’hésitant pas à soutenir les
voyous et à leur trouver des excuses. Sa juste colère faisait plaisir à
voir. Le droit avait trouvé son défenseur et la lutte du bien contre le mal
ne pouvait avoir qu’une issue. Pourtant, prenant connaissance de ces
curieuses photographies de l’opinion, prises à contre jour et appelées
sondages, je sursautais à nouveau : Monsieur Sarkozy n’obtenait qu’entre 25%
et 30% des intentions de vote ! Les « honnêtes gens » étaient-ils devenus en
France si peu nombreux ? Et comment alors qualifier les autres ? Les heures
passant, et sachant que je devais rendre compte de mes impressions, je
sentais monter en moi une sorte de désarroi. Celui-ci fut à son comble
lorsque je prenais connaissance des déclarations d’un Puissant, dont j’avais
ouï dire qu’il avait occupé des charges importantes dans les Palais, qui
éructait depuis des terres lointaines (une distance de décence ?) contre une
école nationale d’administration que, dans son agitation, il proposait de
remplacer par un établissement identique, mais doté d’un autre nom.

Bouleversé, j’attendais avec impatience la fin d’un voyage que je regrettais
déjà d’avoir accompli et que j’avais eu tort de juger bien simple à résumer.
Je m’apprêtais à reprendre le rail lorsque j’entendis la présidente du
Comité de soutien de Monsieur Sarkozy (soutien dont j’avais la faiblesse de
penser qu’il devait s’étendre de sa personne à son projet) qualifier une de
ses propositions phares de « dangereuse, plus grave qu’une simple imprudence
». Il faut dire qu’en Important qu’il est, le candide de l’UMP avait associé
l’Etranger à une menace pour son pays, pays qui m’accueillait à l’instant et
où je me sentis soudain presque importun.

Aussi, j’interrogeais mon ami Usbek pour y comprendre, à plus de 250 ans de
distance, quelque chose. Sa réponse fut terrible et hâta mon départ : «  tu
sais, me dit-il, que j’ai longtemps voyagé dans les Indes. J’y ai vu une
nation naturellement généreuse, pervertie en un instant … par le mauvais
exemple d’un ministre ». Fort heureusement, me disais-je pour me
réconforter, il s’agissait d’un autre continent et de temps bien lointains …

 

par Gaetan GORCE publié dans : nouvelle-voix-89
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Mercredi 28 mars 2007

Plus la campagne avance et plus ressort la différence de nature profonde qui
sépare les projets de Sarkozy et de Royal, permettant enfin au pays un vrai
choix.

Le premier désaccord porte sur les leçons à tirer de la crise civique dans
laquelle est plongé notre pays. Dans la défiance exprimée à l'égard de la
politique, Ségolène Royal a puisé la conviction de l'absolue nécessité de
refonder le Pacte Présidentiel sur la participation et l'adhésion des
citoyens. Il lui a fallu pour y parvenir utiliser de nouveaux vecteurs (les
forums participatifs), rôle que les partis, en retard de réformes, peinaient
à assumer.

Le projet de Nicolas Sarkozy est né au contraire d'un rapport : celui de
l'ancien président du FMI, Michel Camdessus, qu'il désigna immédiatement
comme son « livre de chevet ». La méthode n'est plus celle du débat mais de
l'argument d'autorité, asséné par un discours de dramatisation, destiné à
faire accepter des ruptures présentées comme inévitables. L'analyse et la
pédagogie cèdent alors la place à l'incantation ; la démarche n'est plus de
proposer d'ouvrir le débat avec le pays, mais d'inviter celui-ci à déléguer
le pouvoir, préférant le plébiscite à l'adhésion républicaine.

Le deuxième désaccord porte sur la source des difficultés de notre pays.
Réactualisant le discours conservateur, Nicolas Sarkozy fustige
l'irresponsabilité d'une société d'assistance et promet de n'aider que ceux
qui peuvent s'aider tout seul ; clamant sa confiance dans l'individu, il
invite celui-ci à trouver par ses seules ressources (oubliant les inégalités
qui affectent leur répartition) les solutions aux défis du travail, de la
promotion sociale ou du pouvoir d'achat. Faisant l'impasse sur les relations
collectives de travail, ignorant la précarité de l'emploi, il ramène le
droit du travail à celui du contrat, réinventant l'illusion d'un face à face
entre les personnes (le salarié et l'employeur), supposées à égalité de
droit et de devoir. Le revenu ne se négocie et ne se partage plus : il doit
se mériter.

Enfin, remettant au goût du jour la rengaine de l'Etat écrasant, il promet
une baisse des charges qui sonne, sans l'assumer, comme l'annonce d'une
réduction drastique des prestations sociales, oubliant du même coup que si
la France a un niveau de prélèvement plus élevé que la moyenne de l'UE,
c'est d'abord parce qu'elle socialise plus largement des dépenses
indispensables à la solidarité, en matière de santé et de retraite, que les
Français devront de toutes façon payer.

A ce défi, Ségolène Royal répond par une nouvelle vision du rôle de la
puissance publique. L'échec de l'Etat social est patent, elle ne le nie pas
: trop de chômage, une formation professionnelle qui oublie les plus
fragiles, des ruptures de droits, liées aux ruptures de statuts, des
dépenses croissantes pour une efficacité vacillante. Mais à la rupture elle
préfère le changement, c'est-à-dire la réforme : de l'assurance chômage, à
travers un contrat de droit et de devoir ; de la formation professionnelle,
qui doit prémunir les salariés contre les nouveaux risques de la
déqualification ; du financement qui doit, à taux de prélèvements constant,
faire participer fortement les revenus du capital. Sa conviction est que la
défaillance de notre système social ne tient pas à son principe même mais à
la coupure qui le sépare désormais du système économique. Elle attend d'une
nouvelle alliance du social, de l'écologique et de l'économique, une
cohérence cimentée par l'appel à l'innovation. Pour y parvenir, elle utilise
des idées neuves à gauche : l'efficacité de la dépense publique, le recul de
la dette sociale, la responsabilisation des citoyens. Mais c'est pour mieux
conforter son ancrage : la formation et l'élévation du niveau des
connaissances doivent contribuer à l'amélioration de la productivité, la
création de richesse et par conséquent à l'élévation du pouvoir d'achat ; la
réforme de l'Etat, à travers notamment la régionalisation, indispensable au
développement des formations, des nouvelles technologies et des grands
équipements donne un nouveau souffle au service public ; la lutte contre
l'endettement et la stabilisation de la dette sociale doivent garantir
l'avenir de nos systèmes de solidarité.

Le désaccord est enfin total sur le projet et la méthode.

Nicolas Sarkozy renoue avec le discours de l'autorité et confond le
volontarisme politique avec le rôle de l'état, paradoxe de ce partisan du «
laisser-faire » qui garde une réelle défiance vis-à-vis de la société et de
ses mouvements. La décentralisation est absente de son projet ; la
revalorisation du Parlement n'y figure que pour mémoire et le dialogue
social doit passer sous les fourches caudines des cent jours : service
minimum et limitation du droit de grève.

Ségolène Royal veut, à l'opposé, bâtir le retour de la confiance sur la
participation des citoyens : sa politique de l'emploi repose sur la
mobilisation des partenaires sociaux et des collectivités régionales ; la
réforme ne pourra être que progressive parce qu'associant ceux qu'elle
concerne pour dépasser les oppositions et les clivages. Le Parlement devra
pouvoir se faire l'écho des grands débats de société et garantir, par son
contrôle, le respect de la parole donnée, conforté par la suppression du
cumul des mandats.

Au total, les deux projets conduisent à deux modèles : les deux sont
possibles, mais ils n'auront pas les mêmes conséquences. A chacun d'entre
nous de choisir la France qu'il désire !

Gaëtan Gorce, Député de la Nièvre , Secrétaire national du Parti socialiste.

Vincent Delille, Economiste.

 

par Gaetan GORCE publié dans : nouvelle-voix-89
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