Il est d’usage de considérer que s’agissant de la sécurité de notre pays, les bases d’un consensus existent.
Ne faudrait-il pas plutôt commencer par s’interroger sur les conditions de notre sécurité et vérifier ensuite si celles-ci font consensus ?
Le contexte international dans lequel ont été conçus les fondamentaux de notre politique étrangère a, en 20 ans, complètement changé.
L’effondrement du Mur de Berlin, la mondialisation de l’économie, l’émergence de nouvelles puissances ont bouleversé la donne et paradoxalement mis en doute les arguments selon lesquels le changement de l’ordre du monde pourrait nous être plus favorable.
L’affaiblissement (relatif) de « l’hyperpuissance » américaine, dont témoigne la crise irakienne, n’a pas eu pour effet, comme par compensation, d’accentuer l’influence de l’Europe : non seulement notre opposition à la guerre n’a pas empêché les Etats-Unis d’y recourir, mais nous en subissons directement, et à notre corps défendant, les conséquences néfastes (menace terroriste, déstabilisation de nos intérêts au Proche-Orient).
La multipolarisation qui s’amorce par ailleurs fait planer la menace d’un «oligopole» mondial ou d’un condominium d’où l’Europe serait exclue, et par lequel les principales « puissances - continent » s’efforceraient de gérer les équilibres du monde.
Il est donc urgent pour
L’un des enjeux, et non des moindres, est, dans ce cadre, de rénover le système international (à commencer par l’ONU), dont le statu quo, de plus en plus contesté, n’est plus tenable à moyen terme.
Ces questions sont celles que Nouvelle Voix n’a pas hésité à aborder lors de sa dernière réunion mensuelle dont le compte rendu vous sera rapidement adressé.
Certes,
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