Mercredi 28 mars 2007

La rénovation du Parti socialiste est plus que jamais d’actualité. Nous
n’avons à Nouvelle Voix cessé de le dire et de le proclamer. La victoire de
Ségolène Royal en sera la condition nécessaire mais certainement pas la
condition suffisante. Et si toutes nos énergies doivent être aujourd’hui
orientées vers la campagne et son succès, nous ne devons pas perdre de vue
l’objectif trop longtemps différé.

C’est la raison pour laquelle Nouvelle Voix a décidé de poursuivre la
réflexion engagée voici plusieurs mois. C’est le sens de la contribution
(Cf. PJ) qui vous est adressée et qui reprend les termes d’un débat que nous
avons organisé en janvier dernier.

A les lire et les relire, on s’aperçoit que le mal est profond et qu’il
faudra bien un changement radical. La tendance reste forte pour les
conservateurs de tout poil de se tapir derrière un discours d’habitudes pour
masquer les ambitions de pouvoir ou les intérêts de groupes installés plus
ou moins aux commandes. C’est l’organisation de notre Parti qu’il faut
changer parce que c’est elle qui aujourd’hui condamne toute forme de
rénovation, d’abord intellectuelle puis programmatique.

Cette refondation est plus que jamais indispensable pour nous éviter à
l’avenir les pièges de l’improvisation et surtout pour nous apprendre à
penser le changement en des termes appropriés au monde et à la société dans
lesquels nous vivons.

Tout cela devra nous conduire à réfléchir à la stratégie à conduire dans la
perspective du prochain congrès pour passer à une approche désormais
beaucoup plus offensive, visible et assumée.

Un mot sur la campagne pour espérer que le départ de Jacques Chirac marquera
bien la fin d’une façon cynique de faire de la politique, sans considération
pour les conséquences des décisions que l’on prend. Cette élection doit être
absolument l’occasion de refonder la légitimité du futur président (pour
nous une future présidente) sur un mandat et donc une légitimité clairs. Il
faut refuser les fausses promesses, mais en revanche prendre de vrais
engagements en faisant la pédagogie du changement et en demandant aux
citoyens de prendre parti pour des orientations qu’ils ne découvriront pas
médusés au lendemain d’un scrutin, mais qui feront partie du Pacte qui leur
est proposé.

Gaëtan Gorce

 

Par nouvelle voix 89 - Publié dans : parti socialiste
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 22 mars 2007

Au moment où l’on s’apprête à fêter le 50ème anniversaire de son traité
fondateur, l’Europe semble désorientée. Cela tient naturellement au blocage
du processus de ratification. Mais aussi à la tendance de plus en plus forte
des gouvernements, allemands et français y compris, à faire prévaloir leur
intérêt national sur l'esprit communautaire.

S'agit-il d'une crise, comme l'Union européenne en a connu de nombreuses, ou
de la fin d'un cycle ? Le changement profond du contexte international, la
chute du Mur de Berlin, la mondialisation des économies, l'élargissement à
27 ont bouleversé la donne. Dès lors, plutôt que de chercher des
accommodements et à ruser avec le destin, c'est à une véritable refondation
de l'Union européenne qu’il nous faut travailler. En préalable à toute
relance du processus, il nous faut répondre à la question si souvent posée
par Jacques Delors : "Que voulons-nous faire ensemble ?".

Les ambitions initiales de l'Union européenne restent d’une formidable
actualité : la prospérité, qui passe désormais par le renforcement de la
coopération économique dans la zone euro et l'augmentation du budget
européen; la recherche de la paix et de l'équilibre du continent, qui
soulève la question des frontières de l'Union et en particulier de
l'élargissement à la Turquie et aux Balkans ; enfin, l’influence dans le
monde, qui doit faire de l’Union l’avocat d’une régulation de la
mondialisation, de la lutte contre la prolifération nucléaire et la menace
terroriste, et de la limitation des risques de réchauffement du climat. Tous
sujets qui posent le problème de nos relations avec les Etats-Unis et la
Russie
, en particulier s’agissant de la sécurisation de nos
approvisionnements énergétiques.

La question que doit trancher l’Union, c’est celle de l'ajustement de
l'ambition qu’elle porte, du projet qui est le sien, aux institutions
qu’elle se donne ! Et ce n'est pas par des raccommodages ou des habiletés,
comme un mini traité, que l’on trouvera une réponse. C'est en faisant au
contraire un choix clair entre trois options possibles :

      Soit ajuster l'ambition de l’Union à son organisation : cette formule
prendrait acte du blocage et plaiderait pour la constitution d'un noyau dur
formé des pays fondateurs, décidés de poursuivre dans la voie de
l'intégration. Cela supposerait naturellement qu'une telle ambition soit
partagée par un nombre suffisant d'Etats, ce qui ne laisse pas d'introduire
un certain doute. Cette formule ne serait en revanche pas contradictoire
avec la poursuite de l'élargissement dans la mesure où la question serait
alors moins celle de la frontière extérieure de l'Union que celle de sa
frontière intérieure, séparant des pays décidés à aller plus loin de ceux
estimant au contraire avoir atteint un palier.

      Soit ajuster l’organisation de toute l’Union à son ambition : cette
formule plaiderait au contraire pour une relance du processus
constitutionnel dans son ensemble. Faire partager la même ambition à 27 pays
membres supposerait une renégociation globale du traité en réactivant la
formule de la Convention. Ce serait une opération vérité. Elle s'opposerait
cependant à toute poursuite de l'élargissement, une pause étant nécessaire
pour mener à terme l’objectif d'approfondissement. Elle comporterait enfin,
de grands risques d'enlisement.

      Soit, enfin, faire évoluer l'ambition et l'organisation de l’Union,
chacune à leur rythme : cette formule paraît aujourd'hui la seule
envisageable :

o       Ajuster les Institutions, en rouvrant la discussion, certes sur
l'ensemble du traité, mais uniquement sur les points identifiés comme
faisant problème. Cela supposerait de la part des pays qui ont voté "non"
qu'ils précisent leurs revendications. Un tel objectif pourrait déboucher
sur un mandat clair, donné à la présidence dès le prochain conseil de juin.
Elle présenterait l'avantage de la transparence à l'égard des opinions
publiques, et pourrait être portée par un «quartet », c'est-à-dire les
quatre Etats appelés à exercer la présidence de l'Union dans les deux ans
qui viennent.

o       Ajuster le projet, en reprenant l'idée, distincte mais forte, d'un
second traité en forme d'acte unique, autour de politiques concrètes, de
transport, d'énergie, d'investissement dans la recherche et l'enseignement
supérieur, de coopération industrielle, selon le modèle proposé par Philippe
Herzog.

A la fois pragmatique et volontaire, cette démarche aurait l’avantage de
revivifier le projet européen, de répondre à l’attente des peuples et de
faire l’économie des petits règlements de compte (comme la critique trop
facile de l’euro) auxquels chacun se livre à tort et par facilité dans cette
campagne.

A la veille de cet anniversaire, je forme le vœu que l’Europe sache
retrouver la foi en son projet et que la France fasse le choix d’y
contribuer activement.

Gaëtan Gorce

 

Par Gaetan GORCE - Publié dans : nouvelle-voix-89
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 mars 2007

La France est confrontée à au moins deux grandes questions : l’avenir de son économie, qui est d’abord celui de son industrie et des emplois qui y sont rattachés ; l’avenir de son système de protection sociale, qui est d’abord celui des retraites.

 

Ces deux questions appellent des réponses claires, parce que trop longtemps différées !

 

Quelle meilleure opportunité pour le faire que cette campagne présidentielle ? A quel autre moment opérer cette formidable leçon de chose sur les enjeux et l’avenir de notre démocratie ? Quel meilleur moment pour proposer des choix clairs ?

 

Cette envie de choisir, nos compatriotes la revendiquent d’autant plus que cette faculté leur a été déniée au cours des trois derniers scrutins : en 1988, en n’ayant d’autre alternative qu’une France unie ; en 1995, la fracture sociale brouillant à nouveau les frontières ; en 2002, faute d’un véritable second tour.

 

Aussi serait-ce un paradoxe que les Français fassent à travers François Bayrou, le choix du … « non choix » ? Pour l’éviter, il faut que Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal s’assument pour ce qu’ils sont l’un par rapport à l’autre, et chacun par rapport à son propre camp.

 

L’un comme l’autre ont introduit au début de cette campagne une forme de rupture. Nicolas Sarkozy avec les timidités de la droite traditionnelle. Pour la première fois, un candidat dit vraiment ce que la droite pense : au poids jugé excessif des charges, il répond par une baisse spectaculaire de 4 points des prélèvements obligatoires, ce qui revient à ramener notre société dans la moyenne européenne qui socialise moins les dépenses de santé et d’éducation ; aux règlements sociaux sensés décourager l’emploi, il répond par le contrat unique et le licenciement par consentement mutuel ; à l’exception française en matière internationale, il répond par une nouvelle forme d’alignement sur les positions américaines.

 

Ségolène Royal, elle, a cherché à rompre avec les réticences de la gauche d’hier : résolument tournée vers l’avenir, récusant le pessimisme social, elle propose un compromis gagnant entre l’économie et la solidarité ; elle veut reconstruire la protection sociale en y réintroduisant la responsabilité du citoyens ; combattre l’étouffement de l’Etat par la régionalisation, l’excès de la loi par le dialogue social. Dont acte ! Enfin une gauche de plein pied avec son temps ! Et c’est cette originalité qu’il faut faire vivre dans les prochaines semaines de la campagne. C’est cette volonté de changement, cet air nouveau, qui la fera gagner ; changement par rapport à son camp, changement aussi par rapport à la situation dans laquelle se trouve le pays.

 

Quant à François Bayrou, laissons retomber la poussière ! L’impasse stratégique dans laquelle il est enfermé et l’impasse programmatique qui caractérise le centre va apparaître à mesure que les projecteurs seront braqués sur lui.

 

Reste qu’à travers lui les électeurs soulèvent aussi la question d’un renouvellement de notre système politique. Aussi faut-il associer au changement l’appel au rassemblement (plutôt que le vote utile, même si l’effet est le même). Parce que le rassemblement est la condition du changement : comment gagner sans une majorité, traduisant la mobilisation des Français autour des réformes nécessaires et de la volonté qui les porte ? Parce que le changement est la condition du rassemblement. A quoi cela servirait-il de se rassembler s’il ne s’agissait d’apporter des solutions concrètes, efficaces, durables aux problèmes du pays ? Changement, rassemblement : nul doute qu’il s’agisse de la clef du succès !

 

Pour Nouvelle Voix, Gaëtan Gorce
Par nouvelle voix 89 - Publié dans : nouvelle-voix-89
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 30 janvier 2007

Nous sommes un groupe de travail et de réflexion dont l’objectif est de faire entendre une nouvelle voix avec le seul souci de l'intérêt du PS :

  • D'abord pour consolider la ligne politique issue du Congrès de Dijon et confirmée lors du dernier congrès du Mans.
  • Notre conviction, c'est que dans le cadre des élections présidentielles et en parfaite cohérence avec notre candidate Ségolène Royal, notre parti doit incarner et développer un projet politique et présidentiel clair, novateur et ambitieux qui rejette à la fois le social-libéralisme, c'est-à-dire le pragmatisme dénué de référence, et le social-radicalisme, c'est à dire la surenchère privée de perspectives.
  •  

  • Notre engagement est résolument réformiste et européen. Notre but est d'affirmer et de faire entendre au sein du PS et de sa majorité une nouvelle voix franchement européenne, franchement sociale et franchement écologiste.
  •  

  • Enfin pour porter le message d'un parti rassemblé, mobilisé autour de sa candidate, nous nous fixons pour objectifs premiers de préserver et de dynamiser notre parti, outil privilégié de l'alternance, en veillant en particulier au strict respect de ses règles de fonctionnement, de la démocratie interne et de la loi de la majorité qui doit s'imposer à tous pour les orientations politiques comme pour le choix de nos candidats.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui souhaitent rester fidèles à leur engagement européen et veulent promouvoir un socialisme résolument ouvert, démocratique et écologiste à nous rejoindre pour faire entendre cette nouvelle voix dont la gauche face à ses responsabilités à venir, avec Ségolène Royal, a besoin.

PARMI LES PREMIERS SIGNATAIRES NATIONAUX : Gaëtan Gorce Député de la Nièvre , Jean-Louis Bianco Député des Alpes de Haute de Provence, ancien Ministre, Patrick Bloche Député de Paris, Gilles Savary Député au Parlement européen, Christophe Caresche Député de Paris, Dominique Bertinotti Maire du 4ème arr. de Paris

 PARMI LES PREMIERS SIGNATAIRES DANS L’YONNE : Guy Paris Secrétaire de la section de l’auxerrois, trésorier de la fédération du PS de l’Yonne, Denis Troester Mandataire de Ségolène Royal dans l’Yonne, Simone Paris…

 

 

Par nouvelle voix 89 - Publié dans : nouvelle-voix-89
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Texte libre

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus